Regular

Plus
de précisions sur la raison ahurissante pour laquelle on en arrive à
des cas comme celui de Neuilly-sur-Seine que vous avez vu ici (NDLR : Fb, 8 février) cet
après-midi, ou celui de Garge-lès-Gonesse il y a une semaine environ.

En fait, il n’y a légalement aucune raison que des squatteurs
envahissent un logement qui appartient à quelqu’un qui est en
déplacement (ou le logement d’un locataire en déplacement), et c’est
heureux, sinon cela voudrait dire que le droit n’a aucune validité dans
son ensemble, dans un pays qui tolèrerait une telle chose.

Il s’agit simplement de l’utilisation par des criminels d’une loi de 1
991 qui dit qu’on ne peut pas expulser des gens qui “sont dans un
logement”. Les criminels, vous l’avez maintenant compris, se servent du
fait que cette loi ne précise pas que si le logement est habituellement
occupé et les habitants usuels en déplacement, les squatteurs sont des
criminels quand ils pénètrent et s’installent dans le logement en
question.

Eh bien c’est simple, on ajoute ceci à cette loi, et
ces drames ignobles seront évités. On m’écoute, pour une fois ? Je
précise que je peux monnayer mes services, et que je retiendrai, si cet
alinéa ou ces alinéas sont ajoutés aux lois existantes, que ma
proposition a été appliquée.

Pour finir, on notera l’ahurissant
esprit bureaucratique des magistrats qui sont prisonniers d’une loi pas
assez détaillée, et des criminels qui utilisent non les vides
juridiques, mais les failles qu’ils ont perçues dans une loi, les
non-dits qu’ils peuvent utiliser. Le rôle d’un homme de loi n’est pas de
l’appliquer si elle est inique ou mal comprise et/ou utilisée, mais de
faire comprendre qu’il y a un problème dans la loi ou son application,
et pousser pour régler le problème.

Basile Pesso, 8 février 2 018, 1e diffusion ce jour-là (Fb)
Article de Capital